Média

W Communication au Raid International Gaspésie

Michel Leblanc | 14 septembre 2016

Le Raid international Gaspésie est une épreuve d’endurance où les participants sont appelés à se déplacer sur 150 ou 300 km ( selon la catégorie) sur une période de 4 jours. Un événement où les athlètes pratiquent les disciples suivantes;

  • Marche-course en sentier, en rivière et en forêt
  • Orientation (parcours tracés et non tracés)
  • Vélo de montagne
  • Canot en rivière et en mer
  • Nage en rivière, en mer, ou dans un lac
  • Épreuves de cordes (tyrolienne, rappel, slackline)
  • Plusieurs autres surprises!

C’est aussi la participation de plus de 10 pays à travers le monde et une visibilité médiatique atteignant plusieurs centaines de millions de personnes et ce à travers la planète. Notre entreprise se devait d’y participer.

Geneviève Leblanc de l’équipe de W Communication a écrit le récit du périple que je vous laisse découvrir ci bas.

 

 

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Les défis à relever lors de la 3e édition du Raid international Gaspésie ont été à la hauteur des attentes de l’équipe W Communication, composée de Marie-Claude Poulin, Michel Leblanc, tous deux associés de W Communication, Marc LeBlanc et Geneviève LeBlanc.

Le départ à la course, dans un décor incomparable, au Phare de Carleton-sur-Mer, a enfin permis de faire exploser cette énergie et de canaliser cette fébrilité qui tenait les 170 athlètes du 150 km et du 300 km, de même que la centaine d’élèves qui vivaient aussi ce prologue (dans un parcours différent).

Très tôt, les athlètes se retrouvent en canot. Déconcentrés, fébriles, nerveux, Michel et Geneviève montent dans une embarcation…à l’envers. Pas très fiers, ils la remettent dans la bonne direction et filent au parc où les vélos attendent. Sales et mouillés. Ils le resteront jusqu’à dimanche.

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Le reste de la journée est tel qu’on s’y attend : passages boueux, chemin de fer, ruisseaux, montées abruptes. Enfin presque comme on l’a prévu : l’équipe a perdu Geneviève dans le bois (la fameuse trail de chevreuils tant attendue), des câbles de vélo ont lâché et Marc a frôlé la cryogénie dans une chute de l’Éperlan. Il s’est ramené à la vie par une belle course, on a trouvé tous les PC, on est descendu dans un trou d’homme, on est fiers, contents, crinqués pour la suite.

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La deuxième journée, qu’on appelle le Jour 1 – la veille, c’était le Prologue – commence aux grottes de St-Elzéar! Dieu que c’est loin! Un membre par équipe – Marc, dans notre cas- doit oublier sa claustrophobie et se faufiler dans la minuscule entrée d’une grotte pour récupérer le passeport de la journée, celui sur lequel on poinçonnera les points de contrôle (PC), preuve que nous aurons parcouru tout le chemin prévu. Le départ en vélo est en force, de grosses montées nous attendent, de bonnes descentes aussi. Malheureusement, une blessure à l’épaule rendra la progression plus que pénible pour Marie-Claude qui devra abandonner l’aventure. Sa peine est aussi grande que sa douleur. Évidemment. Solidaire, Michel restera avec elle alors que Marc et Geneviève, désormais hors-concours, s’élancent dans le petit Lac Robidoux au milieu duquel un PC les attend. Avec un style de nage plutôt douteux, ils arrivent enfin de l’autre côté, où la carte topographique remise par l’organisation promet des sentiers, qui n’existent finalement pas! Boussole en main, Marc oriente facilement l’équipe. Plusieurs raideurs ont perdu un temps fou dans cette section de trekking et de bushwaking. Heureusement, cette capacité d’orientation aura permis de réduire l’écart de façon acceptable. S’ensuivent 20 km de canot zen, une tyrolienne (une vraie gâterie) et une arrivée tardive.

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Le Jour 2, Marc et Geneviève sont deux guerriers et entament cette journée au pont couvert de St-Edgar «le couteau entre les dents», confiants, désireux de bien faire malgré le statut de disqualification. Le mantra du jour : «On est su’a coche!!!!», hurlé maintes fois. Entre frère et sœur, on voudrait croire en la télépathie! Le duo est fusionnel, la complicité avec les autres équipes est agréable, la journée se déroule sans encombres, sans erreurs, sans problèmes techniques. Dans la bonne humeur, la journée est belle, drôle, satisfaisante. L’énergie semble infinie. L’aventure est absurde : pris entre les branches au milieu d’un ruisseau inconnu, on porte les harnais d’escalade, les casques de vélo, les cuissards, les VFI. Nos coups de cœur du jour : la descente des Caps Noirs en rappel, notre facilité d’orientation et l’efficacité remarquable de Marcel et Michel T., nos assistants techniques. L’équipe s’étant maintenue au centre du peloton s’endort à Pointe Taylor au milieu de coureurs courbaturés.

marc leblanc geneviève leblanc

Le Jour 3 voir partir les raideurs du 300 km à 5 heures du matin. La vue des lumières de leurs canots sur la baie des Chaleurs encore noire est magnifique, voire émouvante. L’équipe W Communication, dans la catégorie 150 km, partira à 6 heures. Coup de chance, Michel a pu revenir dans la course en accompagnant une autre équipe de trois. Il fera le reste du parcours avec l’équipe W Communication. Le canot de Marc et Geneviève est lourd, peu adapté à ce genre d’épreuve. Cette section de dix kilomètres en mer est longue et difficile. Très difficile. Pour Geneviève, l’aiguille à gaz tombe dans le rouge, elle le restera pour le reste de la journée, mais le moral et la détermination tiennent bon et le sourire ne quitte pas l’équipe, même lorsqu’elle se retrouve, après une portion de vélo et une tyrolienne (si agréable!), trempée, sous l’orage, les pieds dans l’eau d’un ruisseau, à entendre le tonnerre. On sait bien que ce n’est pas une bonne idée de se trouver là. Au diable les bonnes idées, on trouve ça drôle et on continue d’avancer. On s’imagine, sourire en coin, la dernière épreuve : sauter au quai de Carleton-sur-Mer, à partir d’une échelle d’un camion de pompier. Le tonnerre gronde toujours et nos pieds ne seront pas plus au sec… On verra ben!

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De retour sur les vélos, Michel est plein d’énergie. Celle de Geneviève baisse à vue d’œil. Mind over my dead body. Le fil d’arrivée se rapproche, la détermination demeure. Un petit coastering, Marc rappelle à Geneviève que dans quelques kilomètres, elle aura fait un raid. Un petit bisou aux enfants qui attendent à une transition, on poursuit à vélo. L’épreuve du quai a finalement été annulée. Nous rentrons main dans la main, heureux, souriants, fiers, au Parc Germain-Deslauriers de Carleton-sur-Mer, accompagnés de Léonie, la fille de Marc, qui accomplit le dernier sprint avec nous.

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On a réussi! Et on va recommencer!

 

geneviève leblanc carleton-sur-mer

Geneviève Leblanc est enseignante à l’école secondaire de Bonaventure en Gaspésie et auteure du livre «C’est pas le Pérou».

 

Crédits photos: Triamax – France Leblanc – Legendaryrandyericssenfilms – Sleepmonsters

 

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